Hôtel Wassadou dans le Niokolo Koba, Safari photos au Sénégal

 

Photos de la région :

3. Nationalpark Niokolo-Koba, Senegal.
3. Nationalpark Niokolo-Koba, Senegal.
Niokolo-Koba National Park, Senegal
Niokolo-Koba National Park, Senegal
Sequera
Sequera
Parc de Niokolo-Koba (I)
Parc de Niokolo-Koba (I)
Parc de Niokolo-Koba (II)
Parc de Niokolo-Koba (II)
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Le Parc National du Niokolo Koba s'étend sur 913.000 hectares à l'extrême sud-est du pays entre les frontières de la Gambie, de la Guinée-Bissau, de la Guinée Conakry et du Mali. Il occupe un bon quart de ce que l'on a coutume d'appeler le "Sénégal oriental". Il est situé entre les 12°30' et les 13°20' de latitude nord et entre les 12°20' et les 13°35' de longitude ouest.

Niokolo Koba Parc National

Le Niokolo Koba a commencé par être une réserve de chasse en 1926, au plus fort de la période coloniale. Dès 1951, la flore y fut protégée sous le statut de "réserve forestière". C'est le 19 avril 1953 que la faune eut droit au même traitement de faveur. Mais la vraie naissance du Niokolo Koba eut lieu en 1954, date à laquelle il devint officiellement un parc national. Différents décrets entre 1962 et 1969 vinrent renforcer la volonté des autorités de protéger cet espace exceptionnel. Le classement "Patrimoine Mondial de l'Humanité" par l'UNESCO en 1981 permit dès lors d'avoir les financements nécessaires à la conservation de la faune et de la flore du parc.

Le Parc National du Niokolo Koba occupe un relief généralement assez plat. Son altitude varie de 16 mètres à 311 mètres (le Mont Assirik consitue ce point culminant). Quelques petites chaines de collines d'une altitude moyenne d'à peine 200 mètres sont séparées par d'immenses plaines inondables qui deviennent parfois marécageuses durant la saison des pluies. Le Niokolo Koba tire son nom d'un des cours d'eau qui le traverse. Avec une autre rivière permanente, le Koulountou, il consitue un des affluents de la rivière Gambie qui traverse également le parc.

La structure géologique du parc laisse apparaitre au visiteur une couche superficielle de latérite qui donne cet aspect rouge à la terre et durant la saison sèche à la flore recouverte de poussière latéritique. Cette saison sèche qui dure d'octobre à mai vous permet de respirer de grandes bouffées de latérite à pleins poumons, surtout lorsque l'on est pas dans un véhicule climatisé et que donc les fenêtres sont ouvertes. A la fin de la journée, cette latérite collée sur vos membres grâce à la transpiration vous font ressembler à un chef apache. Pour tout arranger, une partie de la saison sèche est particulièrement chaude dans cette partie continentale du Sénégal. Il n'est pas rare en plein mois de mai de voir les températures atteindre 45°C.

La saison humide, qui dure de juin à octobre peut recevoir jusqu'à 1100mm de pluies. Ce climat soudanien continental et cette saison hivernale recevant de grosses pluies ont conditionné l'écosystème du parc.

LA FLORE :

En fonction des endroits (latitude, altitude, proximité des cours d'eau), le couvert végétal du Parc National du Niokolo Koba varie du type soudanien méridional au type guinéen avec savane dominante. La flore est évidemment beaucoup plus luxuriante le long des rivières où d'épaisses galeries forestières, vertes toute l'année, sont visibles sur Google Earth (voir le fichier Google Earth de Senegalaisement.com avec nos commentaires).

Les espèces végétales rencontrées varient donc beaucoup d'un endroit à un autre du parc. Les vallées et les plaines sont de vastes aires couvertes de vetiver et de savanes herbacées dominées par Andropogon gayanus occasionnellement accompagné par Panicum anabaptistum. Durant la saison des pluies, le bas couvert végétal est composé de Paspalum arbiculare et d'Echinochloa. Les forêts principales, les plus sèches, sont quant à elle composées d'espèces de type soudanais telles que Piliostigma thonningii, Pterocarpus erinaceus, Pericopsis africana, Bombax costatum, Burkea africana, Prosopis africana, Sterculia setigera, Ficus ingens ou Anogeissus leiocarpus.

Certaines zones, hélas rares du fait du "braconnage" des populations des villages alentours qui s'en servent pour la vannerie, sont couvertes de superbes bambouseraies (Oxytenanthera abyssinica).

Dans les dépressions humides et les galeries forestières, les espèces propres au climat sud-guinéen se développent en abondance : nombreuses lianes, Raphia sudanica, Baissea multiflora, Nauclea latifolia, Dalbergia saxatilis, ou Landolphia dulcis.

Sur les collines, les pentes, les amas rocheux, les sables d'alluvions ou les sols ferreux la végétation est encore différente. Dans les sables alluviaux, au bord des rivières, des espèces semi-aquatiques telles que Rotula aquatica, Hygrophila odora ou Cyperus baikiei se plaisent à se développer... jusqu'à la saison des pluies où la montée des eaux les engloutit.

Dans et autour des marais, dont la plupart sont situés dans le lit de rivières fossiles ou dans les dépressions humides laissées par les cours d'eau saisonniers, la végétation est très variable et dépend de l'altitude, du niveau d'eau et de la structure géologique des sols et des sous-sols. Certains lacs sont bordés de forêts et de savanes herbacées avec des espèces telles qu'Arundinella ecklonii, Eriochrysis brachypogon, Hemarthria altissima, Hyparrhenia amaena, Vetiveria nigritana, ou Andropogon gayanus en fonction de l'humidité et du tassement du sol.

Occassionnellement, le centre d'un marais peut-être occupé par un petit ilôt d'épineux comme le Mimosa pigra.

Les marais situés à la plus haute altitude sont d'une taille plus réduite et montrent un sol maigre, acide et tourbeux accueillant des espèces telles que Oryza brachiyantha (un riz sauvage), Bryaspis lupulina, Adelostemma senegalense, Berchemia discolor ou Genlisea africana.

Sur la partie haute des rives des cours d'eau, Acacia nilotica, Crateva religiosa, Diospyros mespiliformis et Ziziphus mucronata sont dominants. D'autres espèces telles que Christiana africa, Cola laurifolia, Croton scarciessii, Cynometra vogelii, Diospyros elliotii, Syzygium guineense, Symmeria paniculata, et Ziziphus amphibia poussent sur les parties des rives qui sont toujours humides. La végétation de bord de rivière dans le Niokolo Koba comprends également Khaya senegalensis, Erythrophleum suaveoleus, Ceiba pentandra, Detarium senegalense, Syzygium guineense, Afzelia africana, et Borassus.

A ce jour, plus de 1500 espèces végétales ont été répertoriées dans le Parc National du Niokolo Koba.

LA FAUNE :

La faune du Parc National du Niokolo Koba compte plus de 80 espèces de mammifères, 330 espèces d'oiseaux, 36 reptiles différents, 20 amphibiens et 60 espèces de poissons ainsi qu'un grand nombre d'invertebrés.

Timbre sénégalais sur le Niokolo KobaLes carnivores les plus impressionnants sont évidemment les lions, relativement facilement observables dans le parc et ses environs (j'en ai vu un qui dormait sur la route nationale à 7 km de Kédougou). Mais les panthères, les hyènes, les chacals, les mangoustes, les caracals, les civettes et les lycaons ont également élu domicile dans le Niokolo Koba.

Parmi les espèces animales les plus communes on retrouve également le buffle, l'éland de Derby (plus d'un millier d'individus), l'hippotrague , le cercopithèque (le singe vert), le singe pata, le babouin, le chimpanzé, le cobe de Buffon, le bubale major, le phacochère (un nombre impressionnant), l'oryctérope, le potamochère, le daman, l'ourebi, les trois espèces de crocodiles africains dont la plus grosse (le crocodile du Nil), quatre espèces de tortues, un grand nombre d'hippopotames (très facilement observables), le rat palmiste (l'agouti), etc... Un nombre indéterminé d'éléphants évoluent à l'intérieur du parc. La présence de ce dernier est sujette à controverse. On l'a annoncé éteint dans le Niokolo Koba à une certaines période. Il semble que dans l'intérêt de l'éléphant, les autorités en charge de la gestion du parc ainsi qu'une partie non négligeable des expatriés vivant sur place sous-évaluent le nombre de spécimen pour le sauver du braconnage ou d'un acharnement touristique. C'est en tous cas par dizaines que se compterait sa population, particulièrement dans la zone du mont Assirik. Les populations vivant en lisière sud du parc (axe Kédougou-Salémata) vous diront pour la plupart que les apiculteurs et les cueilleurs qui partent dans la brousse ont tous vu des éléphants très récemment. La survie de cet exceptionnel animal est de toutes façons très fragile : les braconniers sont toujours très nombreux surtout à l'Ouest du parc (Médina-Gounass). Ce même braconnage hypothèque sérieusement l'existence des léopards au sein du Niokolo Koba.

  Voir aussi la page sur les serpents du Sénégal

Empreintes d'animaux du Niokolo Koba
Les empreintes d'animaux du Niokolo Koba (cliquez pour agrandir et voir la légende)

Quelques animaux que vous croiserez dans le Niokolo Koba :
L'hippopotame L'éland de Derby Le bubale major L'ourebi
Chimpanzé Le singe vert Le pata Le babouin
Le caracal La hyène tachetée ou rayée Le lion Le lycaon La panthère
Le porc-épic Le crocodile Le Cobra Le caméléon Scorpions noirs ou blancs

Les horaires de circulation dans le parc sont règlementées. Pour des raisons évidentes de sécurité, circuler la nuit est interdit. La limite de vitesse est de 30km/h, dans l'intérêt des animaux et dans votre intérêt : dans une collision frontale entre un phacochère adulte et une jeep, le gagnant est toujours incertain.

Avoir un guide est indispensable : ils connaissent le parc, ses pistes, les aires de répartition des différentes espèces et savent gérer un éventuel problème en brousse. Eviter de vous rendre dans des endroits que le guide vous déconseille : vous risqueriez de vous retrouver sur des pistes sans issue ou des routes si mauvaises que même le Land Rover jettera l'éponge.

Rappelez-vous enfin que vous êtes un danger pour tous les animaux... et que donc tous les animaux sont un danger pour vous. Le chimpanzé que vous avez caressé au cirque Pinder de Garges-les -Gonesses a une meilleure humeur que son frère resté dans le Niokolo Koba.

Dans le parc ne ramassez rien, ne collectez rien !!! Une épine de porc-épic, c'est joli, mais ça vous vaudra des ennuis : les gardes forestiers non seulement peuvent fouiller les véhicules mais en plus il n'est pas rare qu'ils vérifient l'état des pares-chocs pour voir si vous n'auriez pas embouti un animal dans votre périple. Sur l'axe goudronné Tamba-Kédougou qui traverse le parc, je me suis pris un jour une pintade dans le pare-brise (sans rouler très vite d'ailleurs mais les pintades pullulent). J'ai continué ma route après m'être arrêté pour la chercher sans succès (après tout, morte pour morte autant la bouffer). 20km plus loin je me suis fait arrêté par un garde forestier qui lui a retrouvé la pintade mieux que moi : elle était coincée dans le pare-choc. Heureusement, ce n'était pas une espèce protégée et je m'en suis sorti sans dommages...

Le budget total du parc national du Niokolo Koba, en parti pris en charge par l'Unesco, dépasse les 150 millions de FCFA (230.000€). Plus de 200 personnes travaillent directement pour le parc sous l'autorité du conservateur. Des agents et Eaux et Forêts, armés, sont en outre chargés de lutter contre le braconnage et l'exploitation d'espèces végétales protégées.

Niokolo Koba animaux babouins
Photos : famille babouine photographiée dans le Niokolo Koba

Le parc du Niokolo Koba avec ses généreux cours d'eau, a longtemps été une zone habitée par les populations locales. A la création du parc, tout le monde a été éjecté. Si plus aucun village ne subsiste dans le parc, les populations continuent d'y pénétrer pour faire paître leurs animaux, chercher du miel et occasionnellement pour chasser. Certains cultivent même des parcelles de terre nécessitant des brûlis qui ravagent le couvert végétal (salops de pauvres). Plusieurs villages sont sortis de terre en dehors du parc, sur l'axe routier Kédougou-Tambacounda. Certains villageois vivent du tourisme mais finalement bien peu tant le nombre de touristes visitant le Niokolo Koba est faible. Le pari d'impliquer les populations dans la gestion du parc est donc pour le moment perdu. Il faut dire qu'il est difficilement accessible. Aucune ligne aérienne intérieure ne va à Kédougou et Tambacounda n'est desservie qu'une fois par semaine. La route Dakar-Tamba est longue en plus d'être mauvaise. Il faut une journée entière pour faire le trajet ce qui n'est pas à la portée d'un visiteur venant seulement une semaine au Sénégal. Le train quant à lui va encore plus lentement même s'il est plus confortable. De plus le nombre d'hôtels de tourisme est vraiment très limité, les quelques établissements régionaux accueillant principalement des chasseurs.

Vol Dakar-Tambacounda-Dakar avec AeroSenegal.com
Avions-Taxis VIP (même prix de 1 à 4 personne) avec un pilote belge chevronné.
Prise en charge personnalisée directement à votre sortie de votre avion en provenance d'Europe et retour à Dakar le jour de votre retour en Europe.
Dakar - Simenti (coeur du parc) : 1868€ TTC l'aller simple
Dakar - Tambacounda : 1631€ TTC l'aller simple
Site : www.aerosenegal.com


Concernant le train, il part les samedi et mercredi.
Comptez en 1ère classe entre 15000CFA-22€ (le samedi) et 18000CFA-27€ (le mercredi) et entre 11000CFA-17€ et 13000CFA-20€ en 2ème classe. Le trajet dure environ une dizaine d'heure (pour 450km, ce qui fait une moyenne de 45km soit moins vite que moi sur mon VTT quand je suis en forme....).

Entrée dans le parc :
Plusieurs point d'entrée dans le parc sont proposés aux visiteurs. Le principal - et le plus emprunté - est celui de Dar Salam, sur l'axe Tambacounda-Kédougou. L'entrée dans le parc coûte 2000CFA/personne (3€) auxquels il faut ajouter 5000CFA (7,5€) par véhicule. Les prises de vues (photos & films) amateurs sont autorisées et gratuites. Cependant, les prises de vues professionnelles (notamment celles à visée commerciale) ne sont possibles que moyennant un forfait de 50.000CFA (75€) pour les photos et 100.000CFA (150€) pour les films (une copie du film monté doit en outre être offerte à la médiathèque des Parc Nationaux).
Le parc est ouvert toute l'année MAIS l'observation des espèces est très difficile durant la saison humide du fait de l'épaisse végétation et de l'état des pistes devenues impraticables. Après la fin de la saison des pluies, la végétation reste très abondante jusqu'à fin novembre. La meilleure période pour visiter le parc s'étale donc de décembre à mai. Durant cette saison sèche, l'harmattan (vent sec chargé de sable) peut rendre difficile l'observation à longue distance.
Sachez enfin que des plans sont disponibles à l’entrée du parc et dans les hôtels de Tamba et de Kédougou.
Renseignements : (00221) 981 10 97

  Voir aussi la page illustrée sur la faune du Sénégal
  Voir aussi la page sur les serpents du Sénégal
  Pour les connaître en détail les oiseaux du Niokolo Koba, allez voir la page de Jean-Jacques Guitard

 

Parc du Niokolo Koba


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